Pascale Labout

Pascale Labout - réalisatrice
Présentation

Tout a commencé par le besoin de comprendre le monde, de le décrypter pour mieux l’appréhender. Puis, il y eu l’envie de partager ce que j’en avais compris et d’aller vers l’autre, mais cette fois pour découvrir son univers, sa singularité.

Cette curiosité m’a guidée de la philosophie au journalisme d’investigation, jusqu’à la réalisation documentaire. Durant une quinzaine d’année, j’ai réalisé des reportages pour la télévision (France 2, M6, Canal +, France 3, Planète…), en France, mais aussi aux Etats-Unis. Dans ce pays que je connais bien, j’ai exploré des thématiques liées à l’univers criminel, puis en 2010 j’ai commencé à enquêter sur l’après 11-Septembre à New-York. Ce sujet va me passionner et me monopoliser pendant plus d’un an.
Je comprends alors que la question de « réparation » est au cœur de mon travail documentaire. La « réparation » par le recueil de la parole, mais aussi et surtout, la réparation par la pratique d’un art. « Focus » mon premier film (2006) brosse le portrait de photographes qui tentent de « réparer » l’injustice grâce à leur talent. « En plein chœur » (2012) met en lumière la manière dont le chant libère. « Une bouteille à la mère » (2019) suit une chorégraphe qui voit sa vie chamboulée par son processus de création. « Des fleurs sur leur chemin » (2023) transforme notre regard sur le handicap psychique grâce à la magie de l’art.

Dans la plupart de mes films j’explore la manière dont la création artistique nous transforme parce que je suis convaincue que la pratique d’un art nous permet d’aller à la rencontre de soi et des autres… André Malraux a dit « L’art est le plus court chemin de l’homme à l’homme ».

Je suis convaincue que c’est aussi la clef d’un véritable vivre ensemble. C’est pourquoi, lorsque nous sommes venus nous installer dans le Perche avec mon compagnon, en plus de notre travail de documentaristes, nous nous sommes aussi investis au sein de l’Association Arts Perchés, qui organise des stages musicaux, des résidences d’artistes, ou encore des actions d’éducation artistiques à l’image… Mon moteur : aller à la rencontre des autres et vivre la création en partage.